
Mohamed Sassi le répète à qui veut l'entendre : « Il n'y aura pas de démocratisation du pays sans une vraie réforme constitutionnelle ».
Cette ligne est défendue par tous les courants qui représentent le Parti Socialiste Unifié. Lors du congrès constitutif qui a regroupé « la Gauche socialiste unifiée » et « Fidélité à la démocratie », les choses étaient claires : la classe politique a le devoir d'appeler à une séparation des pouvoirs. De ce fait, la nouvelle direction du parti n'a jamais omis de mettre en avant cette réforme. « La monarchie doit abandonner plusieurs de ses prérogatives.
Le Parlement doit jouer son rôle de contrôleur du pouvoir législatif et avoir les outils pour réussir cette mission », relève un membre du bureau politique du PSU. Lors du dernier conseil national, le 6 mai dernier, les militants ont insisté sur la nécessité de remettre en avant ce chantier.
A l'unanimité, il a été décidé de travailler sur la réforme constitutionnelle et de soumettre aux militants des propositions concrètes avant de les soumettre au grand public.